Communication et argumentation

 

Si la réalité est conforme à mes propos, je peux prouver que j'ai raison mais on ne peut prouvé que j'ai tort.
Si la réalité est non conforme à mes propos, je ne peux pas prouver que j'ai raison mais on ne peut pas prouver que j'ai tord non plus.

Exemple de la lampe d'Aladin dans le désert du Sahara :
Si on trouve la lampe d'Aladin dans le désert du Sahara alors j'ai raison et on ne peut pas me dire que j'ai tort.
Si on ne trouve pas la lampe d'Aladin dans le désert du Sahara alors je ne peut pas prouver que j'ai raison mais on ne peut pas prouver que j'ai tort non plus.

 

En matière de comunication, c'est à celui qui détient l'information de la diffuser et non pas à celui qui ne l'a pas de la chercher puisqu'il ne sait pas qu'il n'a pas l'information. Pour cela, il faut en passer par trois étapes :
- s'assurer que l'autre écoute (recepteur près à recueillir l'information)
- s'assurer que l'autre entende (recepteur recueil l'information)
- s'assurer que l'autre ai compris (recepteur traite l'information)

 

Un dialogue doit toujours être utile et non dans le but de montrer à l'autre sa personnalité (ou de lui montrer qu'on a une personnalité).

 

"La force de persuasion se situe dans la pertinence logique de son discours"

" Je suis pour la vérité, peu importe qui la dit. Je suis pour la justice, peu importe pour qui elle tranche. "
Malcom X

 

Le fait de changer d'avis est à la croisé de l'intelligence (ouverture) et de la vérité :

ouvert
fermé
Vérité
raison
ne change pas d'avis
ne change pas d'avis
tort
change d'avis
ne change pas d'avis

Il y a donc deux sortes de personnes qui ne changent pas d'avis sur un sujet :
- les personnes manquant d'ouverture
- ceux qui ont raison
Seuls ceux qui ont tort et qui sont ouverts changent d'avis.

"Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet."
Georges COURTELINE

 

LES MAXIMES de H. Paul Grice

1- « Parlez dans l’ici et maintenant », ce qui oriente simultanément le contenu et les modalités du discours : parlez au présent et « présentifiez » ce dont vous parlez.
2- « Prenez la responsabilité de ce que vous dites » (et de ce que vous ne dites pas), ce qui détermine à la fois le dit (et le non-dit) et certaines modalités du dire : dites « je », « je suis », « je pense », « je ressens », etc. Eliminez les « on », « nous » et autres tournures indirectes ou impersonnelles.
3- « Soyez direct » : dites « tu », ne parlez pas des personnes, mais aux personnes, éliminez l’allusion, le sous-entendu, l’insinuation. Cette maxime régit l’aspect relationnel du discours.
4- « Soyez précis, spécifique » : évitez les propos vagues ou généraux, les amalgames, les confusions de personnes, d’objets, de sentiments/sensations/opinions, de sensations/perceptions/ impressions, etc.

https://www.cairn.info/revue-gestalt-2011-1-page-99.htm#

H. Paul Grice avance l’idée que la communication est régie par un « principe de coopération » et des « maximes conversationnelles ».

Selon le modèle inférentiel, la situation de communication dépend du fait que le destinataire a identifié l’intention de communiquer du locuteur. En effet, si le destinataire identifie un comportement comme un comportement communicatif, il est en droit d’espérer que le locuteur suit certaines règles implicites pour faire réussir la communication. Si le destinataire a connaissance de ces normes combinées au contexte, il lui est plus facile de détecter l’intention communicative. C’est ce que H. Paul Grice appelle le principe de coopération :

Principe de coopération
‘ Que votre contribution à la conversation soit, au moment où elle intervient, telle que le requiert l’objectif ou la direction acceptée de l’échange verbal dans lequel vous êtes engagé. Ainsi, cela signifie que dans une situation de communication, lorsque le destinataire tente de détecter une intention communicative, il peut s’attendre à ce que le locuteur suive ce principe et donc agisse de manière coopérative.

Maximes conversationnelles

H. Paul Grice (1979) développe ce principe de coopération en neuf maximes, qu’il classe en quatre catégories :

Maximes de quantité
Que votre contribution soit aussi informative que nécessaire.
Que votre contribution ne soit pas plus informative que nécessaire.

Maximes de qualité
Ne dites pas ce que vous croyez être faux.
Ne dites pas ce que vous n’avez pas de raisons suffisantes de considérer comme vrai.

Maxime de relation
Soyez pertinents.

Maximes de manière
Évitez de vous exprimer de manière obscure.
Évitez l’ambiguïté.
Soyez bref.
Soyez ordonné.

Le principe de coopération et l’ensemble des maximes permettent de résoudre un certain nombre de problèmes liés à la sous-détermination linguistique des énoncés.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2008.foudon_n&part=145070

 

La différence entre discution argumentée et négociation :
Une discution argument à pour but de trouver une solution à un problème alors qu'un négociation à pour but de trouver un compromis entre deux opposants.

"Tu veux toujours avoir raison !"

Lorsque quelqu'un vous dit ça c'est que :
- soit il confond discution argumentée et négociation
- soit il pense que vous avez de l'orgueil
- soit il pense que vous avez peur de passer pour quelqu'un qui manque d'assurance

Il se peut également que vous ne cédiez pas pour ne pas laisser une porte ouverte à un pervers narcissique.

Lorsque vous changez d'avis, il arrive parfois que vous passiez pour quelqu'un qui manque d'assurance.
Lorsque vous ne changer pas d'avis, il arrive que vous passiez pour quelqu'un d'orgueilleux.

 

Personne ne peut "convenir" à tout le monde. C'est tout simplement impossible.   On doit être à l'écoute des remarques et des points de vue qu'on nous fait quelque soit l'interlocuteur mais on doit garder à l'esprit que quelque soit l'interlocuteur il y a à en prendre et à en laisser ("Si les jeunes ont tort de croire que l’intelligence (intelligence discernante) peut remplacer l’expérience (intelligence expérimentale), les gens mûrs ont tort de croire que l’expérience peut remplacer l’intelligence !"). L'échange de tous est profitable pour tous et l'union fait la force.  L'important c'est de se donner à fond jusqu'au bout c'est à dire essayer, de ne jamais perdre espoir et en toutes circonstances, de faire de son mieux (ganbaru) pour ne pas avoir de regret, avoir foi en ce que l'on fait et rechercher inlassablement à s'améliorer (kaizen).

 

Voici une liste de mot à ne pas confondre :

Ceux-ci dépendent du Shin (volonté) :
<
Têtu
<
Entêté
- solidement structuré par la logique argumenté
- résistant à toutes formes de soumission
- sachant se remettre en cause sans être déstabilisé
 
n'aime pas ouvrir son esprit
  ne veut pas ouvrir son esprit
Ceux-ci dépendent du Ghi (capacité intellectuelle) :
Borné
<
Buté
<
Obtus
grande difficulté à ouvrir son esprit
incapacité à ouvrir son esprit
sans ouverture d'esprit

Le fait d'inciter pour que l'autre soit convaincu est un acte altruiste.
Le fait de ne pas insisté pour que l'autre soit convaincu est une marque de manque de respect, manque de volonté ou incapacité intellectuelle.
La ténacité est pris pour un acte orguilleux par ceux qui n'envisage pas l'autre comme assez altruiste.

Quelqu'un de tenace aimera aller jusqu'au bout d'une discussion, que cela apporte un plus à chacun, remplisse un trou dans le savoir.
Il ne recherchera pas à avoir raison mais à savoir qui a raison ou du moins à trouver où se trouve la raison.

Ainsi, la discussion s'arrête lorsque :
On tranche (rare) :
- un des deux reconnais que son idée était fausses, limitées ou incomplètes et fait sienne l'idée de l'autre
On trouve un terrain d'entente (le plus souvent) :
- l'un et/ou l'autre reconnaît que le problème avait plusieurs facettes qui incluaient les idées en présences
- l'un et/ou l'autre fusionnent les idées en présences pour de nouvelles idées meilleures
- l'un et/ou l'autre reconnaît qu'on ne peut pas trancher à cause du fait que :
       - l'un et/ou l'autre évoque à des goûts, valeurs, convictions indémontrable
       - l'un et/ou l'autre ne peut vérifier empiriquement les idées en présences
- l'un et/ou l'autre reconnais que toutes les idées en présences étaient fausses, limitées ou incomplètes

"Plutôt crevé que de dire qu'on a tort quand on a raison !"
La Maheude, Germinal